Lancement de la célébration de la journée internationale de la lutte contre la corruption à Toliara, 7 décembre 2019

La célébration nationale de la journée internationale de la lutte contre la corruption a été lancée samedi matin à Toliara sous le leadership du BIANCO, la collaboration des autres institutions de lutte contre la corruption dont le Pôle anti-Corruption, le Comité de Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) et le SAMIFIN ainsi que l’implication active des autorités locales et des acteurs de la lutte contre la corruption dans l’Atsimo Andrefana.

Les activités organisées avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du PAGE GIZ s’étendent sur trois jours et sont marquées par diverses actions d’information et de sensibilisation à travers un carnaval des Réseaux Honneté et Intégrité, des stands d’information sur le fonctionnement et les standards de service auprès des différents services techniques locaux, des prestations théâtrales et artistiques sur les enjeux de la lutte contre la corruption, notamment dans le domaine de la gestion des ressources naturelles. Le BIANCO et ses partenaires de lutte contre la corruption dans le domaine environnemental ont également fait dimanche le déplacement à Mangily pour des sensibilisations communautaires et une visite du centre de quarantaine de tortues saisies après une tentative de trafic illicite. Un débat public radio-télévisé portant sur les efforts et les défis de la lutte contre la corruption et diffusé sur toutes les chaines radio et audiovisuelles locales, mettra fin ce lundi aux activités de célébration de la journée internationale de la lutte contre la corruption à Toliara. Ceci donnera aussi le ton des activités de lutte contre la corruption qui engage tous les acteurs de la Région Atsimo Andrefana pour la suite.

Lors de la cérémonie d’ouverture de cette célébration, Henry-René Diouf, Représentant Résident Adjoint du PNUD a salué l’initiative du BIANCO et des autres institutions de lutte contre la corruption d’organiser la célébration de la journée au niveau régional pour marquer l’effort de rapprochement des institutions de lutte contre la corruption auprès de la population ainsi que le choix du thème national portant spécifiquement sur la lutte contre la corruption dans le secteur des ressources naturelles.

Les ressources naturelles de Madagascar, sont porteuses de solutions de lutte contre la pauvreté, de croissance inclusive et de développement durable. Mais, quand la corruption est associée aux ressources naturelles, seule une minorité s’enrichit et, les trafics et exploitations illicites, la protection des coupables et le corporatisme gangrènent et minent les efforts environnementaux et les efforts de développement entrepris et ternissent la sacralité des valeurs communautaires comme le filongoe, le vrai sens du fihavanana. Nous devons juste dire STOP ! Arrêtons de protéger ceux qui sont en train de mettre en péril notre environnement de vie et la base du développement économique actuel et des générations futures! AGISSONS! Agissons pour protéger et mieux gérer les ressources naturelles! Agissons pour nous et nos “zanaka”!” exhorte le Représentant Résident Adjoint du PNUD.

A Madagascar, le poids économique de l’environnement dans son ensemble est important. Pus 80% de la population, y compris les plus pauvres et les populations laissées pour compte, dépend principalement de l’environnement pour leur subsistance. Les pêcheries océaniques et l'aquaculture représentent 7% du PIB (environ 213 millions de dollars par an), avec 300 000 employés par an. La valeur économique totale des services écosystémiques est estimée entre 96 935,36 et 96 938 millions USD. Pourtant, 80 % des espèces faunistiques et floristiques endémiques du pays sont actuellement menacées par le trafic illicite des ressources naturelles et son corollaire, la corruption. Dans l’Atsimo Andrefana en particulier, le paysage forestier épineux et sec est classé parmi les écosystèmes les plus distinctifs à Madagascar. Il couvre une superficie d’environ 2,4 millions d’hectares.

Un Réseau d’acteurs contre la corruption dans le domaine des exploitations et des trafics illicites des ressources naturelles dans la Région Atsimo Andrefana est opérationnelle dans la région Atsimo Andrefana depuis 2017. La synergie et la complémentarité de travail des éléments de ce réseau a conduit à la saisie des 10 000 tortues radiées en 2018.

Lors de la visite des stands, le Directeur Général du BIANCO Laza Andrianirina ainsi que le Préfet de Toliara a encouragé les acteurs de lutte contre la corruption dans la Région Atsimo Andrefana à poursuivre les efforts déjà engagés pour prévenir, sensibiliser et appliquer les lois face aux faits de corruption.

A propos de l’appui du PNUD à la lutte contre la corruption à Madagascar

Le PNUD en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, a contribué à la mise en place et l’opérationnalisation des juridictions spécialisées dans les affaires de corruption et les infractions économiques et financière dont le pôle anti-corruption d’Antananarivo et prochainement à Mahajanga. Il appuie des initiatives clés et stratégiques du BIANCO, du SAMIFIN et du CSI comme la vulgarisation de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption et des lois régissant la lutte et les mécanismes contre la corruption dans la Région Anosy, Androy et Atsimo Andrefana. Le PNUD appuie la tenue des antennes mobiles du BIANCO, la dynamisation des réseaux Honnêteté et Intégrité, la sensibilisation sur le blanchiment d’argent auprès des Institutions Financières. Il soutient les travaux de mise en place du mécanisme de recouvrement des avoirs illicites à Madagascar. Ces appuis dans la lutte contre la corruption vont se poursuivre en 2020.

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