Aperçu des matériels et du véhicule remis aux CHU de Toamasina.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a remis cet après-midi aux hopitaux d’Analakininina et Morafeno des matériels médicaux sans mercure et équipement de traitement sans incinération de déchets médicaux.

Cette dotation s’insère dans le cadre du partenariat du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, du Ministère de la Santé Publique et du PNUD avec le financement du Fonds pour l’Environnement Mondial dans la mise en œuvre à Madagascar d’un projet de réduction des émissions non-intentionnelles de Polluants Organiques Persistants (UPOPs) et du mercure dans le secteur santé en Afrique.

En effet, il a été noté que l’incinération des ordures à moins de 400°C, en particulier les déchets médicaux, produisent des émissions toxiques nuisant à la santé et à l’environnement. L’exposition humaine aux polluants organiques persistants, même à de faibles concentrations, peut entraîner, entre autres, un risque accru de cancer, de troubles de la reproduction et une altération du système immunitaire. Les risques de contamination, notamment celui de la COVID-19, peuvent augmenter dû à la propagation du virus dans l’air par la fumée. La meilleure solution pour Madagascar et l’Afrique est ainsi le traitement sans incinération des déchets médicaux.

Depuis juillet 2020, alors que Toamasina fait face à la pandémie de COVID-19, un autoclave d’une capacité de 450 litres a été mis en place à l’Hopitaly Be d’Analakininina pour assurer le traitement des déchets médicaux de l’hôpital et ceux de l’Hôpital manaram-penitra de Morafeno. Différents matériels et équipements de protection individuelle (EPI), des poubelles de différents types (simple, à roulettes) et pour différents types de déchets (infectieux, déchets assimilés aux ordures ménagère, déchets tranchants) sont également à disposition des hôpitaux maintenant. Un véhicule de transport pour le traitement et le transport des déchets dangereux s’ajoute à cette dotation matérielle.

Les CHU Analakininina et CHU Morafeno à Toamasina ont bénéficié des solutions innovantes pour la gestion des déchets médicaux en toute sécurité et sans risques de contamination qui nécessite un protocole strict depuis le tri à la source jusqu’à l’élimination finale par le broyeur. 

« Au-delà de la riposte à la COVID-19, pour nous au PNUD, il s’agit également de la concrétisation de notre accompagnement au gouvernement malagasy de réduire les émissions des polluants organiques persistants et de mercure selon ses obligations des conventions de Stockholm et Minamata. En effet, il nous faut également réduire les risques de santé et les risques environnementaux liés au mercure et aux polluants organiques qui sont à l’origine de tumeurs et d’autres maladies complexes. Désormais, Madagascar figure parmi les quatre pays pilotes d’Afrique qui a mené des actions concrètes pour mieux gérer les déchets médicaux et réduire tout risque. » a déclaré Henry René Diouf, Représentant Résident Adjoint du PNUD à l’officialisation de la remise de la dotation matérielle aux hôpitaux de Toamasina, tout en saluant les efforts de l’État Malagasy à toujours mieux considérer le développement humain durable et cette fois en intégrant le volet environnemental à la question de santé publique.

Selon Armando Tezena, Directeur Régional de l’Environnement et du Développement Durable Atsinanana, « Plusieurs actions ont été déjà entreprises pour appliquer la conventions de Stockholm et celle de Minamata au niveau national. Les résultats des inventaires menés au niveau national en 2004 et en 2010 ont montré que l’incinération à ciel ouvert des déchets constitue la principale source d’émissions de dioxines et furannes qui sont des polluants nocifs pour la santé humaine et l’environnement. En 2016, l’inventaire sur le mercure indique que 15 tonnes de mercure par an sont libérés par l’incinération des déchets à Madagascar, y compris les déchets hospitaliers».

« L’installation de l’autoclave représente un grand soulagement pour la population de Toamasina, non seulement pour l’Hopitaly Be Analakininina mais aussi pour les riverains. Avant, l’incinération de déchets médicaux créait des problèmes respiratoires pour les habitants proches de l’hôpital. Aujourd’hui, nous sommes soulagés que ces désagréments prennent fin grâce à l’opérationnalisation des bonnes pratiques en matière de gestion de déchets médicaux que le projet UPOPs a mis en place » a déclaré Professeur Jean de la Croix Rasolonjatovo, directeur d’établissement du Centre Hospitalier Universitaire d’Analakininina.

A Madagascar, sept formations sanitaires ont bénéficié directement de ce projet de réduction des émissions non-intentionnelles de Polluants Organiques Persistants (UPOPs) et du mercure dans le secteur santé en Afrique qui engage le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, du Ministère de la Santé Publique et mené par le PNUD en collaboration avec  l’OMS et le HCWH. Il s’agit de  HJRA, HJRB, CHU MET, CHRD Manjakandriana, CSB Sambaina Manjakandriana, CHU Morafeno, CHU Analakininina Toamasina. Le projet touche toutefois les 22 régions de Madagascar, grâce aux formations sur la gestion de déchets médicaux, organisées dans les grandes villes du pays.

Autres réalisations

La première phase de ce projet a permis la dotation, d’autoclaves et de véhicules pour le traitement et  le transport des déchets dangereux des trois (3) établissements sanitaires modèles à Antananarivo (CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona, CHU Joseph Raseta Befelatanana, et Centre Hospitalier Régional de District de Manjakandriana). Des matériels et équipements de gestions de déchets médicaux (EPI, poubelles de différents types et conçues pour différents types de déchets) et de matériels médicaux sans mercure (thermomètres et tensiomètres) ont été livré à chaque établissement modèle selon leur besoin respectif. 

La seconde phase du projet a été lancé en mars dernier, en contribution à la lutte contre la COVID-19.  Huit établissements sanitaires ont bénéficiés des équipements de protections individuelles ou EPI et d’autres accessoires permettant aux agents de traiter les déchets, surtout ceux de la COVID-19, en toute sécurité. La remise officielle des matériels médicaux à Toamasina figure également dans cette seconde phase de distribution.

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