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La troisième réunion annuelle du Projet régional de réduction des émissions non intentionnelles de Polluants Organiques Persistants (UPOPs) et de mercure dans le secteur de la Santé a débuté mardi et s'est terminé  vendredi à l’Hotel Carlton Anosy. Après les rencontres tenues au bureau régional du PNUD Istanbul, en Tanzanie et au Ghana, c’est la capitale de Madagascar qui accueillait ce rendez-vous régional.

Ce projet financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et exécuté avec l’appui du PNUD, de l’OMS et de l’ONG Health Care Without Harm intervient dans quatre pays: Ghana, Madagascar, Tanzanie, Zambie. Il consiste à renforcer les capacités de ces pays à réduire les émissions non intentionnelles de POPs et de mercure dans le secteur de la santé en Afrique et entre dans le cadre de la mise en œuvre des Conventions de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POPs) et de Minamata sur le mercure.

Les acteurs impliqués dans la réduction des émissions des POPs et mercure dans les 4 pays africains bénéficiaires de ce projet régional ainsi que les partenaires d’appui sont représentés à cette réunion pour faire le bilan des réalisations du projet, partager les expériences et les bonnes pratiques pour une meilleure gestion des déchets médicaux.

« Si nous devons nous féliciter de l'expansion des systèmes de soins de santé et de l’amélioration de la couverture médicale en Afrique, il n’en demeure pas moins que la gestion des déchets biomédicaux, qui deviennent de plus en plus importants, constitue une grande préoccupation pour le continent. Les technologies de traitement des déchets médicaux conformes aux directives internationales et adaptées aux conditions locales ne sont, en général, pas accessibles à la plupart des structures sanitaires dans nos pays respectifs, surtout celles de niveau régional en dehors de la capitale, communal et local. » constate Henry-René Diouf, Représentant Résident Adjoint du PNUD Madagascar à l'ouverture de cette réunion, tout en soutenant l’enjeu d’une meilleure gestion des déchets médicaux et l’importance de la dissémination des bonnes pratiques et technologies y afférentes. Il a par ailleurs mis l'accent sur les enjeux de l'appropriation nationale des mesures de réduction des émissions non intentionnelles de POPs et de mercure pour la santé et l’environnement.

A Madagascar, avec l’appui de ce projet engageant le PNUD, l’OMS et l’ONG Health Care Without Harm, les ministères en charge de l’environnement et de la santé, ont développé et vulgarisé des guides sur les meilleures pratiques environnementales de gestion des déchets médicaux, renforcé la politique nationale de gestion des déchets médicaux.  6 centres hospitaliers et deux centres de santé de base ont été dotés d’autoclaves pour le traitement sans incinération des déchets médicaux, et de matériels médicaux sans mercure.

En marge de cette réunion annuelle, les photos sélectionnées à l’issue du concours mondial de photos sur les meilleures pratiques environnementales de gestion déchets, lancé en avril 2019 ont été publiées et exposées. 44 pays y ont participé. 231 photos ont été recues relatives à la catégorie « gestion des déchets de soins de santé pour les personnes et la planète » et la catégorie «des soins de santé plus verts que je veux voir à l’avenir ». La photo de Tahina Malala Ramamonjisoa fait partie des 8 photos lauréats de ce concours. 3 autres photos de Madagascar ont été également sélectionnées pouvant mettre en exergue les défis de la gestion des déchets dans le monde.

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