Ouverture officielle de la Clinique Juridique de Betroka

Faciliter l’accès à la justice de proximité, c’est la mission première des « Trano Aro Zo » ou cliniques juridiques afin de promouvoir une gouvernance apaisée et protectrices des droits humains. Dans les communes de Betroka et Ihosy, Régions Anosy et Ihorombe, deux cliniques juridiques viennent de voir le jour grâce à l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, dans le cadre du projet de Renforcement de l‘Autorité de l’Etat dans le Sud mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Cette initiative qui se tient dans ces régions caractérisées par un sentiment de marginalisation et d’insécurité des populations vis-à-vis des systèmes sécuritaires et judiciaires vont permettre, non seulement une meilleure protection des droits de l’homme mais aussi un désengorgement des services administratifs et judiciaires, contribuant ainsi à la restauration de l’Etat de droit.

Les cérémonies de lancement qui ont eu lieu le 10 et 12 octobre dernier ont vu la participation du Secrétaire Général du Ministère de la Justice, du Chef de Région d’Ihorombe et des représentants des autorités civiles et des forces de l’ordre au niveau des deux localités. Cette démarche consiste à sensibiliser les parties prenantes sur le mandat de la clinique juridique et à faciliter son intégration dans l’ensemble des dispositifs locaux pour la consolidation de la paix.

« Nous saluons la reprise des activités de la clinique juridique » déclare RASOAVELO Simon Maurice, Chef du fokontany Morarano, représentant les chefs de fokontany lors de son intervention à la cérémonie de présentation officielle de la Clinique Juridique d’Ihosy. « Ce dispositif constitue un réel appui dans notre travail de conciliation et de résolution des conflits communautaires » renchérit-il.  En effet, faute de moyens financiers, les TAZ ont juste tenu un service minimum  depuis Mars 2013. Aussi, pour la commune de Betroka, cette nouvelle structure va-t-elle apporter une valeur ajoutée supplémentaire aux efforts menés par la justice et la société civile locale. Les cliniques juridiques d’Ihosy et de Betroka, gérées par l’Association Chrétienne pour le Développement et l’Action Environnementale de Madagascar (ACDEM), viennent donc s’ajouter aux six autres déjà opérationnelles dont celles d’Antananarivo, Toliara, Tolagnaro, Manakara, Farafangana, Mananjary. « Actuellement, les populations des Districts d’Ihosy et Betroka bénéficient des accompagnements juridiques de proximité des cliniques juridiques appuyées par le Ministère de la Justice et du PNUD. En plus des subventions pour le démarrage de ses activités, des matériels informatiques, immobiliers et roulants ont été également remis à ces deux cliniques afin de renforcer le cadre de travail et l’efficacité des employés. », précise RAKOTOZANDRY Lalaina Pascal, chargé de programme Gouvernance lors de l’inauguration des locaux de la TAZ.

Conseil orientation, conciliation et accompagnement

Ces structures de règlement des conflits communautaires, familiales et communautaires veulent garantir l’accès aux droits et à la justice des personnes vulnérables, mais aussi la résolution à l’amiable des conflits communautaires dans le Grand Sud de Madagascar. « Les cliniques juridiques vont permettre la mise en place d’un mécanisme de recours non judiciaire, rapide, souple et accessible à tous les citoyens afin de rendre effective la jouissance des droits humains et libertés individuelles. Par ailleurs, elles permettent également à l’État malagasy de se conformer à ses engagements internationaux relatifs aux droits humains » explique  RAKOTOARISON Laiza Maharo du Ministère de la Justice.

Les cliniques juridiques répondent au plan prioritaire du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de Paix qui vise à réduire la marginalisation des populations vivant dans les zones à risque dans le Sud de Madagascar.  Ce plan implique une approche holistique et innovante fondée sur la mise à disposition des forces de l’ordre présentes dans le Sus, des moyens et des capacités en vue de la sécurisation du Grand Sud, tout en respectant les droits humains et en renforçant la confiance entre la population et les forces de l’ordre. A ce titre, le projet contribuera au déploiement de dispositifs de proximité dans la zone d’intervention afin de rapprocher la population des services publics et ainsi augmenter la confiance entre la population et les forces de sécurité et entre la population et les représentations locales de l’Etat.

 

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