Madagascar s’engage à renforcer la lutte contre la corruption

21 sept. 2015

Signature de l'engagement par le Chef de l'Etat de Madagascar (Photo: R. Hassanaly/PNUD Madagascar)

Le Président de la République de Madagascar Hery Rajaonarimampianina a signé officiellement lundi  son engagement à mettre en œuvre la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption, récemment adoptée, et engage par la même tout le pays dans un nouvel élan pour combattre ce phénomène. D’ici 2025, Madagascar se pose comme défi de devenir un Etat de droit où le développement économique, social et environnemental est libéré de la corruption.

« Nous visons un indice de perception de la corruption de 63/100 d’ici 2025 » annonce Jean Louis Andriamifidy, Directeur Général du Bureau Indépendant Anti-corruption lors de la présentation des éléments clés de la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption à Madagascar ce lundi. Cela comporterait une amélioration importante par rapport au score de 28/100 enregistré par le pays dans l’édition 2014 de l’indice de Transparency International.  « D’ici juin 2016, avec la mise en place de toutes les structures prévues dans la nouvelle stratégie, nous espérons déjà pouvoir améliorer de 5 points la note de Madagascar par rapport à 2014 » précise-t-il dans sa présentation.

Elaborée avec l’appui technique et financier du PNUD et sous la houlette d’un comité de pilotage composé du Ministre de la Justice, du Président du Conseil Supérieur de l’Intégrité (CSI) et du Directeur Général du BIANCO , et d’un Comité Technique composé des techniciens du Ministère de la Justice, du CSI, et du BIANCO, la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption mise sur trois grands objectifs stratégiques :  le renforcement de l’Etat de droit de manière à disposer d’un Etat capable de répondre aux aspirations de Justice des citoyens, la création des conditions d’émergence d’un développement économique, et la promotion de l’émergence d’un leadership national fort exprimant la volonté politique. Une attention particulière sera accordée aux secteurs de la justice, la sécurité, la fonction publique, les finances publiques, les ressources naturelles, la décentralisation, l’éducation et le secteur privé pour mettre en œuvre la stratégie et ses 38 lignes d’activités.

Dans son discours, le Président de la République de Madagascar, M. Hery Rajaonarimampianina a mis l’accent sur les enjeux de l’appropriation nationale de la lutte contre la corruption pour assurer la réussite de toutes les initiatives entreprises. « La lutte contre la corruption est l’affaire de tous les acteurs nationaux aussi bien du sommet que de la base » a déclaré le Chef de l’Etat. « Je suis convaincu qu’investir dans la lutte contre la corruption est bénéfique car les gains sont considérables en terme de performance de l’administration, de crédibilité de l’Etat et de confiance restaurée ; en outre cela rassurera les investisseurs et accroitra l’attractivité du pays » a-t-il entre autre soutenu devant une assistance composée des représentants des institutions de la République de Madagascar, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique et des partenaires techniques et financiers, des représentants de l’Administration publique, du Secteur privé et de la société civile.

Avec la mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption, une réforme visant une meilleure synergie des structures de mise en œuvre de la lutte contre la corruption grâce à la mise en place d’un Pôle Anti-Corruption en remplacement de la chaîne pénale anti-corruption sera bientôt menée. La stratégie prévoit d’autres innovations telles qu’une politique sectorielle de lutte contre la corruption à travers des cellules anti-corruption, , un rôle plus proactif du BIANCO, une gestion dynamique des déclarations de patrimoine ainsi qu’une politique pénale améliorée, orientée vers la répression sévère et le recouvrement effectif des avoirs.

 

 

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