Discours de M. Zouhon Bi, Conseiller économique du PNUD à la journée de Dialogue Economique

07 juil. 2014

imageTravail de groupe lors du dialogue économique au Carlton Anosy
  • Monsieur le Ministre de l’Economie et de la Planification,
  • Mesdames et Messieurs les représentants des missions diplomatiques
  • Mesdames et messieurs les Secrétaires Généraux des Ministères 
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations de la société civile et du Secteur privé,
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Universités et centres de recherche
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers 
  • Chers Collègues 
  • Chers amis de la presse
  • Excellence Mesdames et Messieurs,


Je voudrais d’abord  au nom du PNUD  exprimer nos remerciements et nos félicitations à l’endroit de Monsieur le Ministre de l’Economie et de la Planification et ses collaborateurs pour avoir initie et invite l’ensemble des acteurs du développement, dont le PNUD, à participer à ce atelier  sur « la croissance inclusive pour un développement durable ».

Cet atelier de dialogue économique intervient au moment ou le pays met en œuvre la Politique Générale de l’Etat et doit lancer la préparation d’une stratégie de développement de moyen terme dans un contexte de pauvreté massive et de faible progrès dans le domaine du développement humain.  Il intervient aussi à la suite et vient compléter d’autres séminaires et ateliers récents sur des thèmes liés  à la croissance et au développement durable: la relance du secteur prive, les OMDs, la fragilité et la résilience, la croissance verte, la corruption  et la gouvernance, organises par les PTFs et /ou  la partie nationale.


Mesdames et Messieurs, chers collègues

La croissance inclusive pour le développement durable est une priorité et fait l’objet d’une attention particulière au sein du Système des Nations Unies. Ainsi, conscient qu’une croissance soutenue, génératrice de revenus et d’opportunités emplois pour la majorité de la population et des régions est importante pour la cohésion économique, sociale, et régionale,  le progrès pour tous, et la paix,  le Secrétaire Général des Nations Unies,  M. Ban-Ki-Moon a mis en place en 2010 un Groupe de travail international compose de Hautes Personnalités,  lesquelles ont préparé un rapport en 2011 sur la  croissance inclusive et la prospérité dans les pays les moins avances (PMA). Cette initiative a bénéficié des travaux de recherche empirique, notamment  les diagnostics de la croissance au sein des Nations Unies et de plusieurs Universités et centres de recherche.


Au niveau de l’Afrique, les travaux menés par le SNU et le PNUD sur les sources de la croissance, les inégalités et la pauvreté ont montre que la croissance inclusive demeure un des piliers de bonnes stratégies et politiques nationales  de développement humain durable.  On note toutefois que les taux de croissance économiques de 5-6 %  observes aux cours des dernières années dans plusieurs pays africains  n’ont pas généré de revenus pour la majorité de la population et crée suffisamment d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. Ils ont été tires essentiellement par les investissements massifs, notamment dans le secteur des ressources naturelles, et n’ont pas été en général été soutenu par une amélioration significative de la productivité et de l’emploi.

Par ailleurs, la croissance dans le secteur agricole, ou travaille la majorité de la population, reste faible malgré les engagements de Maputo de 2003 en faveur de l’accroissement des investissements publiques et des reformes de politique sectorielle et de gouvernance dans le secteur.


Mesdames et Messieurs, Chers collègues,


Au niveau de Madagascar, nous convenons que les défis de la croissance et les perspectives de développement économique et social  méritent  une attention continue en terme de réflexion et surtout d’actions après 5 années de crise.


Comme vont le montrer des présentations tout à l’heure, la croissance du revenu par habitant a été négative sur une longue période. Un tiers des actifs est dans une situation de sous-emplois, 71 % de la population vient en dessous du seuil national de la pauvreté et plus de la moitié vit dans la pauvreté extrême. Les inégalités ne diminuent pas, le chômage des jeunes augmente et l’accès aux services de base demeure problématique pour de nombreux citoyens. L’environnement se dégrade et les catastrophes naturelles sont récurrentes dans la grande  Ile. Madagascar ne pourra pas atteindre en 2015 la plupart des OMD, dont les indicateurs permettent aussi d’évaluer le degré d’inclusivité de la croissance.


Dans ce contexte, les acteurs du développement, notamment les populations,  attendent des actions et réponses de politiques publiques concertées et axées sur des résultats tangibles. Aussi est il réconfortant de noter que l’atelier capitalisera sur les travaux déjà inities sur la croissance inclusive à Madagascar et permettra

d’ identifier les voies et moyens complémentaires pour accélérer la croissance et améliorer les opportunités de revenus et d’emplois pour la population présente et les générations futures. L’atelier pourra aussi apporter des contributions préliminaires aux réflexions sur l’après 2015 et les Objectif de Développement Durable que nous souhaitons  lancer  prochainement  avec le Gouvernement et les autres acteurs du développement durable..


Sans anticiper les questions spécifiques qui seront traitées par les participants au cours de cet atelier - la vision de long terme développement ; les conditions initiales, les sources de la croissance et leur dimension spatiale ;  l’investissement dans le capital humain, l’emploi et les inégalités ; la qualité des institutions et la gouvernance, la compétitivité du secteur prive, les politiques macroéconomiques et sectorielles etc- ,  le PNUD reste engage pour y apporter sa contribution et assurer que les résultats contribueront à accélérer la mise en œuvre   d’actions prioritaires de la PGE pour une croissance inclusive dans le cadre de l’UNDAF et à  préparer la note conceptuelle pour la stratégie nationale ou plan de développement  de moyen terme de Madagascar.


C’est un défi collectif que nous devons et pouvons relever pour que la croissance inclusive et durable soit une réalité pour Madagascar et non une  idée ou un souhait.  Aussi, je souhaite à tous des échanges fructueux au cours de cet atelier.


Excellence Monsieur le Ministre,

Mesdames et Messieurs, chers collègues


Je vous remercie de votre aimable attention