Discours de Mme Samoura à la journée des Nations Unies

30 oct. 2013

imageMme Fatma Samoura, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies


(Liste protocolaire)

Si la Journée des Nations Unies est  habituellement célébrée le 24 octobre, pour Madagascar nous avons choisi, étant donné la proximité de la date de tenue du premier tour de l’élection présidentielle, de la célébrer ce 30 octobre, preuve que le Système des Nations Unies, qui est partie prenante du processus électoral, accorde une importance capitale à la réussite de ce dernier ;  l’avenir de Madagascar dépendant en grande partie de la crédibilité de ce processus.

Il y a 5 jours, tous les regards étaient tournés vers la Grande île, et le peuple malgache a montré une fois de plus sa grande maturité politique, son esprit civisme et son attachement à la paix, à la stabilité et  à la cohésion sociale.

Aussi, je voudrais profiter de l’occasion que m’offre cette tribune pour exprimer une fois de plus, au nom du Secrétaire-général des Nations Unies, ma profonde gratitude aux autorités et au peuple malgache pour leur engagement à mettre un terme à la crise politique qui perdure depuis près de 5 ans, et à leur sens du devoir.

Je félicite également les organisateurs de ces élections et au premier rang duquel on peut citer la Commission Électorale Nationale Indépendante pour la Transition (CENI-T) et ses démembrements, les forces de défense et de sécurité, la société civique, la presse nationale et internationale pour leur attachement aux valeurs démocratiques et à l’esprit du fihavanana. Grace à leur volonté de bien faire, Madagascar est devenu aux yeux du monde un exemple en matière d’organisation d’élections crédibles, justes, transparentes et pacifiques.

Conformément aux vœux du Secrétaire-général des Nation unies, je nourris l’espoir que le décompte des votes et la proclamation des résultats du premier scrutin se fera dans le même état d’esprit qui a prévalu jusqu’ici. L’appui des Nations Unies avec ses partenaires reste acquis pour la suite du processus électoral et même au-delà.

Par ailleurs, malgré la crise, malgré la période électorale et malgré l’insécurité qui règne dans certaines zones de Madagascar, les agences du Système des Nations Unies à Madagascar s’efforcent de faire de leur mieux pour accompagner les Malgaches dans la réduction de la pauvreté, notamment à travers la promotion des services sociaux de base.

Des efforts ont été fournis dans le cadre de l’alimentation et la réduction du taux de malnutrition à Madagascar. Nous avons pu  contenir le péril acridien qui menaçait le pays grâce à la mobilisation des fonds, les autorités nationales avec l’appui des agences du SNU préparent la réponse aux urgences de la période cyclonique. Pas plus tard que la semaine dernière, nous  étions en pleine campagne pour la santé de la mère et de l’enfant et ceci afin de réduire les  taux de mortalité infantile et  maternelle. En voyant le taux de scolarisation baisser, une grande campagne a été lancée dans toute l’île afin que tous les enfants malgaches puissent aller à l’école. Dans le cadre du VIH SIDA, des efforts sont déployés au quotidien pour  améliorer la réponse nationale et la sensibilisation des jeunes. Devant les menaces de pollution et de destruction de l’environnement, l’équipe des Nations Unies a uni ses efforts à ceux des firmes privées et du BNGRC pour minimiser les risques d’accidents chimiques en  sensibilisant les populations vivant autour des sites pollués ou en voie de l’être. L’eau l’assainissement et l’habitat font partie également de nos domaines d’intervention.

L’égalité des sexes et l’émancipation de la femme, ainsi que la protection de l’environnement restent des thèmes prioritaires transversaux pour les 15 agences du SNU opérant à Madagascar. Dans le domaine de la gouvernance démocratique, des programmes sur le genre et les droits des femmes sont implémentés tout au long de l’année dans les 22 régions de Madagascar et la candidature des femmes aux présidentielles et aux législatives est favorisée.

Nous encourageons les candidatures féminines aux législatives et aux communales, et l’organisation des formations dans ce domaine est déjà au centre des préoccupations des responsables dans  ce domaine  (PNUD/PACEM) en ce moment.

Enfin nous n’avons pas oublié les jeunes qui font l’objet d’une attention toute particulière, aussi bien au niveau de l’emploi, de la santé de reproduction que de la formation professionnelle. Je suis ravie de constater que chaque fois que les Nations Unies célèbrent ces journées, des jeunes plein d’imagination, de créativité et qui n’ont pas peur de transporter leur rêve pour changer des vies et faire du monde un endroit où il fait bon vivre, sont à nos côtés.

 Aujourd’hui, nous allons octroyer des certificats aux établissements qui viennent de créer des « Club pour l’ONU », ce qui marque leur volonté de travailler avec les Nations Unies en promouvant nos valeurs qui sont la paix et la sécurité, le respect des droits de l’homme et le développement.

D’ores et déjà, je voudrais vous féliciter, au nom du Système des Nations Unies etvous encourage à continuer.

Avant de terminer, permettez-moi, de vous livrer, en ce grand jour, le message du Secrétaire Général Monsieur Ban - Ki Moon :

Je cite :

« Chers amis,     

La Journée des Nations Unies nous offre l’occasion de saluer la contribution inestimable que notre organisation apporte à la paix et au progrès commun.  C’est également l’occasion de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour concrétiser notre vision d’un monde meilleur.

         Les affrontements qui font rage en Syrie constituent notre plus grand défi en matière de sécurité.

         La vie de millions de personnes dépend de l’aide fournie par le personnel humanitaire de l’ONU.

         Les experts des Nations Unies travaillent main dans la main avec leurs collègues de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, lauréate du prix Nobel de la paix, sur la destruction des stocks de ces armes en Syrie.

         Et nous faisons tout notre possible pour parvenir à une solution diplomatique qui mettra fin à ces souffrances qui n’ont que trop duré.

         En ce qui concerne le développement, notre défi le plus urgent consiste à faire du développement durable une réalité.

         Grâce aux objectifs du Millénaire pour le développement, la pauvreté a été réduite de moitié. Nous devons maintenir la dynamique créée, élaborer un programme de développement pour l’après-2015 tout aussi enthousiasmant que celui auquel il succède et parvenir à un accord sur la lutte contre les changements climatiques.

         Cette année encore, nous avons vu les Nations Unies agir de concert sur de nombreuses questions, liées notamment aux conflits armés, aux droits de l’homme et à l’environnement.

         Nous continuons de démontrer l’étendue de ce qui est possible dans le cadre d’une action collective. Nous pouvons faire encore plus.

         Pour agir utilement dans un monde caractérisé par des interconnexions de plus en plus denses, nous devons être encore plus unis.

En cette Journée des Nations Unies, prenons l’engagement de respecter les idéaux fondateurs de l’Organisation et d’œuvrer ensemble pour la paix, le développement et le respect des droits de l’homme. »

Fin de citation.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Honorables invités,

C’est avec cet appel du Secrétaire-général aussi que je terminerai mon allocution en disant qu’en cette Journée, le Système des Nations  Unies unit sa voix avec celle des jeunes  pour construire un monde meilleur.

Ensemble, unissons-nous pour la paix, la cohésion sociale et le respect mutuel. Efforçons nous de libérer le monde de la pauvreté et de l’injustice. Réaffirmons notre engagement afin d’offrir à tous les enfants à tous les jeunes, à toutes les femmes à tous les hommes,  à toute la population les moyens de vivre dans un monde meilleur.  

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie de votre  attention.