Si la norme posée par la SADC est de respecter le ratio de 30% de femmes constituant les forces de l’ordre, moins de 5% des éléments tout confondus de l’armée, de la gendarmerie et de la police sont des femmes.

La participation des femmes dans les forces de défenses et de sécurité a été ce jour au centre des échanges entre les représentants des parties prenantes au processus de Réforme du Secteur Sécurité (RSS) à Madagascar et les acteurs de la promotion du Genre. Les résultats de l’analyse sur les critères de recrutement et de l’adaptation des infrastructures existantes pour une meilleure intégration des femmes dans le secteur sécurité ont été présentés, discutés et validés à l’Hôtel Carlton Anosy.

A l’initiative du Système des Nations Unies à travers le Fonds pour la Consolidation de la Paix et le Programme des Nations Unies pour le Développement, soutenant le processus de Réforme du Secteur Sécurité et appuyant le Secrétariat Permanent à la Défense et à la Sécurité Nationale, ce cadre d’échanges s’inscrit dans les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, pour interpeller sur les enjeux du renforcement de l’intégration des femmes et leur contribution dans la sécurité à Madagascar.

« Cet atelier revêt une importance particulière pour notre pays, engagé, depuis quelques années dans l’appropriation de l’approche genre au sein des forces de sécurité. Nous avons emprunté le chemin de la réforme sur ce point et il n’est plus question de revenir en arrière » a déclaré le Général de Division Richard Rakotonirina, Secrétaire Permanent à la Défense et à la Sécurité Nationale à l’ouverture de l’atelier du jour.

Depuis 2014, Madagascar a entamé son processus de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), avec le soutien inconditionnel des Nations Unies. En conformité avec les engagements internationaux et régionaux de Madagascar relatifs à la prise en compte des femmes, du maintien de la paix et de la sécurité, et dans l'esprit de l'article 6 de la Constitution Malagasy, le pays a établi la prise en compte de la dimension genre comme un des axes prioritaires de la RSS à Madagascar. L'importance d'une représentativité et d’une participation des femmes dans le secteur de la sécurité et spécialement au niveau des forces de l’ordre est ainsi un thème récurrent dans la Lettre de Politique Générale de la RSS (LPG-RSS). Celle-ci promeut ainsi une "attention particulière à la carrière non discriminatoire des éléments féminins au sein des différents piliers de la RSS, à la prise en compte de leurs aptitudes à la résolution pacifique des conflits, mais également en termes de prévention et de prise en charge des cas de Violence Basée sur le Genre (VBG)".

« Une double approche à deux niveaux est prédite : d’une part, une meilleure intégration des questions spécifiques aux genres dans les politiques et les reformes, et, d’autre part, une implication proactive des femmes à toutes les étapes et les phases de la réforme. De même, les organisations civiles des femmes doivent elles–mêmes arrêter de considérer la sécurité comme “une affaire d’hommes”, et faire entendre leurs voix et aspirations », interpelle Mme Violette Kakyomya Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Madagascar.

A Madagascar, près de 45% des femmes trouvent normal qu’un conjoint bat sa femme. Si la norme posée par la SADC est de respecter le ratio de 30% de femmes constituant les forces de l’ordre, moins de 5% des éléments tout confondus de l’armée, de la gendarmerie et de la police sont des femmes. Accroître le nombre des femmes dans les forces de sécurité permet de renforcer l’accessibilité des femmes et filles victimes de violences aux services de traitement et de prise en charge. C’est également, augmenter les capacités de ces dernières à briser le silence autour de leur calvaire.

Il est à rappeler que le système des Nations Unies, a appuyé depuis 2014 les divers aspects entamés par Madagascar pour Développer et Réformer son Secteur de la Sécurité. Cet appui s’est fait principalement à travers le projet ARSSAM, financé par le Peacebuilding Fund et mis en œuvre par 5 agences onusiennes, et qui visait entre autres, à :

  • Sécuriser les concours de la Gendarmerie Nationale en 2018 contre d’éventuels actes de corruption par le renforcement de la présence de représentants du BIANCO dans tous les sites de concours ; 
  •  Appuyer une gestion efficace des stocks d’armes par les FDS à travers la provision d'équipements en vue de l'informatisation des registres des armes à feu des forces et des civils ; 
  • Mettre en place, à l’aéroport international d’Ivato, un Centre pour coordonner les informations entre les différents services aux frontières ; 
  • Redynamiser et proposer des pistes de réforme pour la justice militaire ; 
  • Renforcer les rôles et responsabilités des acteurs au niveau du Parlement en termes de contrôle parlementaire du secteur de la sécurité ; 
  • Sensibiliser les Commandants de Groupement, de Compagnie et de Brigade de Gendarmes issus des Régions Anosy, Ihorombe et Androy pour qu’ils promeuvent des pratiques engendrant le rétablissement de la confiance de la population envers eux ; 
  • Former les personnels de média des régions Anosy, Ihorombe, Androy pour qu’ils produisent des émissions interactives et participatives en vue de briser le silence autour de différentes sources de tensions, de conflits, voire d’insécurité dans leur localité ; 
  • Former et mettre en place 20 unités opérationnelles de police judiciaire afin de renforcer la dénonciation des cas de VBG (passés de 1514 à 2945 cas entre 2016 et 2018) et d’améliorer l’élucidation en termes de traitement des dossiers. 

Un état des lieux du chemin parcouru par le processus de RSS entamé par Madagascar va être effectué afin de permettre au pays d’explorer les pistes futures à impulser dans les prochaines années. 

Le Système des Nations Unies à Madagascar fait partie des principaux partenaires du processus de Réforme de Secteur Sécurité. Bien que Madagascar ne soit pas un pays en conflit armé, le plaidoyer mené a permis de bénéficier du Fonds pour la consolidation de la paix qui finance le projet d’Appui à la Réforme du Secteur Sécurité (ARSSAM) à travers le PNUD, l’OIM, le FNUAP, UNICEF et le HCDH.

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