FAO et PNUD, un partenariat pour l'agriculture, l’élevage 
et la pêche en faveur des communautés vulnérables


20 août 2014

imageLes femmes de Milenaka dans leur jardin maraicher

La Food and Agriculture Organization (FAO), l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont signé ce jour un accord de partenariat d’un montant de 200 000 d’USD. Ce partenariat vise entre autre cette année à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les revenus des ménages agricoles vulnérables, tout en renforçant la résilience de ces derniers face aux changements climatiques en tenant compte de la synergie des mandats respectifs de ces deux agences du Système des Nations Unies.


A travers le programme Moyens de Subsistance Durables et Lutte contre la Pauvreté (MSDLCP), le PNUD soutient les populations vulnérables et les plus démunies de ses zones d’intervention situées dans les régions Sud Ouest, Sud Est, Menabe, Analamanga dans leurs initiatives de développement au niveau communautaire. Son objectif est de les amener à développer des activités génératrices de revenus et d’emploi. 


La FAO, en tant qu’agence spécialisée dans le domaine de l’agriculture, a été sollicitée à apporter son expertise dans la concrétisation du Programme. Elle assurera ainsi le renforcement de capacités en itinéraire technique des producteurs cibles dans les zones d’interventions du  MSDLCP en vue de l’amélioration et de l’intensification de la production agricole (agriculture, élevage et pêche). De cette manière, les revenus des ménages agricoles vulnérables des zones d’intervention pourront également être améliorés.


La collaboration entre la FAO et le PNUD porte sur trois volets : 

  1. l’organisation et le renforcement de capacités des bénéficiaires/cibles en techniques et pratiques dans les activités de productions agricoles (intensification rizicole durable [SRI]/système de riziculture améliorée [SRA], culture maraîchère, aviculture, porciculture, etc.) et de transformations agroalimentaires (fabrication de confitures, fumage de poisson, etc.) ; 
  2. la dotation  des bénéficiaires en outils, intrants améliorés adaptés aux conditions du milieu, et autres à travers des champs-écoles paysans (CEP) en vue de l’amélioration de la productivité tout en allégeant la pénibilité des taches, surtout pour les femmes ;
  3. le renforcement de capacités des personnes ressources de proximité (PRP).


Le Programme privilégie les populations pauvres les plus exposées à l’insécurité alimentaire : les producteurs/productrices dans les zones d’intervention du Programme MSDLCP,  les familles de producteurs agricoles à bas revenu, des associations et groupements des femmes, des jeunes. Il concernera une vingtaine de sites et impliquera directement environ 500 personnes et indirectement près d’un millier de bénéficiaires.