Opérationnalisation du mécanisme de coordination de la réponse aux violences et incidents électoraux

24 oct. 2013

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers le Projet d’Appui au Cycle Electoral 2012-2014 à Madagascar (PACEM), l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA), le Haut-commissariat aux Droits de l’homme (HCDH) et la Commission Électorale Nationale Indépendante pour la Transition (CENI-T), ont mis en place ce 24 octobre 2013 un centre de coordination des opérations de monitoring des violences et conflits électoraux.

Sis à la zone Galaxy à Andraharo, siège des Nations Unies, ce centre qui s’appuie sur les données transmises par les 476 médiateurs déployés dans les 119 districts du pays restera opérationnel jusqu’au 30 octobre 2013. Douze assistants issus de la société civile malgache, 3 coordinateurs  nationaux, un personnel d’appui et de liaison constitué des représentants de la Police, de la Gendarmerie, de l’Armée et de la CENIT assurent en permanence le fonctionnement du centre dont l'objectif est d’identifier les foyers de tension requérant une attention particulière de la part des autorités malgaches afin d’anticiper, prévenir les violences électorales potentielles et coordonner l’action des intervenants au niveau des zones concernées. Outre sa mission de prévention et de mitigation ce centre permettra la mise au point d’une base des données et une cartographie des incidents électoraux et  sera coordonnée conjointement par la CENIT, le PNUD au travers du PACEM, le HCDH, les Organisations de la Société Civile, l’appareil sécuritaire d'Etat et les ONG ayant dans leurs programmes la coordination de l’observation nationale et internationale. ‘’Au jour du scrutin, plusieurs incidents ont été répertoriés par les médiateurs dans différents districts’’, a confié Madame Sylviane Hery Rabeson, un des médiateurs impliqué dans la collecte d’informations. Il s’agit pour la plupart d'incidents liés à la non inscription des électeurs sur la liste électorale dans la quasi-totalité des districts. D’autres foyers de tension ont été identifiés à Tuléar, Majunga et Antananarivo pour divers motifs sans donner lieu à des affrontements.
 
L’appui technique de ce centre sis au bâtiment Titan II est assuré par le PACEM et par EISA. Ce mécanisme servira de cadre d’analyse et d’action en matière de prévention et de gestion des violences et conflits liés au processus électoral. Le centre est ouvert au public pour une période de 7 jours à partir du 25 octobre, entre 7h30 du matin et 17h30. Passé ce délai, la coordination reviendra au mécanisme traditionnel de monitoring jusqu’au second tour du scrutin présidentiel combiné aux élections législatives prévus se tenir le 20 décembre 2013.