Cyclone Enawo : Le PNUD contribue aux efforts de relèvement précoce des populations et des zones sinistrées

21 mars 2017

Un village ayant subi le passage du cyclone Enawo à Sambava

Le 7 mars 2017, Madagascar a été frappée de plein fouet par le cyclone tropical Enawo. Les pertes en vies humaines et matérielles sont importantes et ne cessent d’augmenter. 11 jours après le passage du Cyclone Enawo, les évaluations continuent à être réalisées à cause du difficile accès à des zones qui sont encore sous les eaux, en particulier à Maroantsetra.

Le dernier bilan du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), en date du 17 mars 2017, fait état de 81 morts et de plus de 400 000 sinistrés sur toute l’étendue du territoire. Le Nord-Est du pays, porte d’entrée du cyclone, a été particulièrement touché, en particulier les Districts d’Antalaha et Maroantsetra. Même si le retrait progressif des eaux et le retour à de meilleures conditions météorologiques ont permis d’effectuer les premières évaluations, une grande partie des zones touchées restent difficilement accessible compte tenu de leur éloignement, de la dégradation des axes routiers et des réseaux de communication. 

Dans un élan coordonné par le Système des Nations Unies à Madagascar et le gouvernement de Madagascar, un appel éclair a été lancé le 23 mars afin de mobiliser 20 millions de dolllars necéssaires à l’aide humanitaire en faveur des 250 000 victimes les plus vulnérables. Cet appel éclair a été couplé à une rencontre de haut niveau entre le gouvernement de Madagascar les Représentants permanents des Etats membres de l’ONU basés à New York le 28 mars. Ce cadre d'échange par vidéoconférence s'est soldé par une aide humanitaire de 5 millions de dollars dans le cadre du Central Emergency Response Fund (CERF). Un pas de plus vers le renforcement des activités humanitaires déjà en place.

Le PNUD œuvre de manière coordonnée, intégrée et inclusive avec le gouvernement de Madagascar, et sous le leadership du BNGRC, afin de soutenir le relèvement précoce des communautés des zones les plus fortement touchées.

Ainsi, une allocation d’urgence initiale a été débloquée afin d’appuyer gouvernement dans l’évaluation des besoins en relèvement, le renforcement des capacités de coordination et de réponse, ainsi que l’élaboration d’un plan de relèvement.  D’autres fonds seront disponibles pour la mise en œuvre d’activités de relèvement prioritaires tels que la réhabilitation des infrastructures de base, la gestion des débris et la relance économique.

Ces appuis, définis dans la ligne des efforts des agences du Système des Nations Unies présentes à Madagascar et du BNGRC, ont pour objectif de maximiser les efforts humanitaires et de permettre une transition vers relèvement des populations et des zones affectées.

Une mission d’évaluation plus approfondie des besoins en relèvement sera déployée dans les prochains jours avec le PNUD, sous le leadership du BNGR, afin de définir les axes d’interventions nécessaires à la sortie de crise et à la stabilisation des moyens de subsistances de populations.

Si l’intervention humanitaire d’urgence permet de répondre aux besoins vitaux, le relèvement précoce, quant à lui, est un processus multidimensionnel qui démarre dans l’action humanitaire et qui permet de maximiser les efforts humanitaires et de catalyser les opportunités de développement durable afin d’atténuer les revers causés par le cyclone et renforcer la résilience des populations face aux futures catastrophes.

Le dernier point de situation fait état de : 81 morts,  433 612 sinistrés dont plus de la moitié localisés dans la région de la SAVA, 253 blessés, 18 disparus et 6 334 personnes déplacées. (Source BNGRC)