PNUD et ONUDI, un nouveau partenariat pour la promotion de l'artisanat dans le Sud de Madagascar

09 avr. 2014

imageDes femmes de la Commune rurale de Milenaka, au Sud de Madagascar

Suite à une requête du Ministère de la Promotion de l’Artisanat, face aux besoins urgents de développer des activités productives et rémunératrices pour les plus pauvres, l’ONUDI, en partenariat avec le PNUD, va mettre en œuvre un projet pilote pour le développement d’une filière de l’artisanat.

L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) viennent de nouer un autre partenariat pour soutenir ensemble la promotion des activités productives et rémunératrices dans le Sud de Madagascar. Un projet pilote pour le développement d’une filière de l’artisanat sera mise en œuvre dans cette région particulièrement défavorisée.

Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Moyens de Subsistance Durables et de Lutte Contre la Pauvreté du PNUD. Selon une approche intégrée du développement, l’accent est mis sur l’association et l’harmonisation des efforts entrepris en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables. D’autres agences, comme l’UNESCO, la FAO, le BIT et le FENU prennent également part à cette dynamique, dans les domaines qui les concernent respectivement.

La signature du protocole de partenariat avec le PNUD permettra au bureau de l’ONUDI à Madagascar, soutenu par ses experts du siège,  de déclencher rapidement une analyse des goulots d’étranglements. Le projet prendra des mesures correctives permettant de développer une filière artisanale dans son ensemble. Toutefois, le secteur privé et le marché guideront le projet afin que les activités artisanales soient capables de générer des revenus durables pour les populations vulnérables. Le projet fournira ainsi aux artisans les moyens de puiser dans leurs racines et leur culture, afin de créer des produits de qualité qui puissent répondre aux attentes d’un marché cible.

Plus de 2 millions de malgaches sont des artisans, ils possèdent les matières premières de qualité, le savoir-faire, l’habileté et la culture de l’artisanat. Toutefois, peu structurés, les métiers se transmettent de manière séculaire sans s’inscrire dans une chaîne de valeur compétitive. L’irrégularité de l’approvisionnement en matières premières, le manque de moyens financiers, le manque d’accès au marché, etc., les barrières au développement de l’artisanat se multiplient, le condamnant trop souvent à n’être qu’un secteur refuge informel où la précarité se perpétue.

Si une dynamique internationale peut être visée à terme, les marchés locaux et nationaux ne seront pas négligés. De même que les liens et les capacités malgaches qui peuvent exister entre la capitale et les zones enclavées devront être utilisés afin d’augmenter la compétitivité. Ce projet de petite envergure devrait servir de test sur un marché cible et permettre de lancer les bases pour définir une approche durable de soutien à l’artisanat.