Projet Gestion Durable et Gouvernance Locale des Terres et paysages du Sud (SLM)

Contexte et objectifs

Madagascar fait partie des pays les plus pauvres avec plus de deux tiers de la population (28,7%) vivant en dessous du seuil de la pauvreté. Selon le rapport sur le développement humain 2010, Madagascar est classé parmi les pays à développement Humain faible avec un IDH de l’ordre de 0,435 contre 0,541 en 2007.  La grande partie de ces populations pauvres vivent en milieu rural et dépendent fortement des ressources naturelles pour leur survie. Cette situation entretien le cercle vicieux de la « pauvreté – dégradation environnementale – pauvreté ».  La zone aride du Sud de Madagascar est le plus touché par ce phénomène.  Cette zone présente toutefois une importante richesse avec l’existence de plusieurs plantes et  animaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs. L’utilisation irrationnelle des terres dans le Sud a conduit à une forte fragmentation des forêts, l’érosion des sols, la sédimentation des rivières qui provoque des inondations et la destruction des estuaires, des mangroves et des récifs coralliens.

Le présent projet s’insère dans l’amélioration de la gestion durable des terres et des ressources pour un meilleur équilibre de l’écosystème et l’amélioration des conditions de vie des générations présentes et futures. Il vise à développer et vulgariser un modèle SLM avec des actions de renforcement de capacité et d’établissement de politique appropriée. 

Résultats attendus

Le projet vise à atteindre trois résultats essentiels :

  • des modèles reproductibles du SLM sont développés pour les communes cibles et diffusés ailleurs dans la région
  • des politiques locales et nationales habilitant le SLM sont formulées et adoptées d'une manière participative à tous les niveaux
  • les institutions et les individus ont les capacités pour soutenir et appliquer le SLM au niveau local, régional et national
A long terme, il s'agit de pouvoir:
  • réduire d'au moins 40% du taux de dégradation du sol dans la zone du projet;
  • augmenter d'au moins 10% en carbone organique du sol dans la zone pilote ;
  • augmenter d’au moins 25% de la productivité agricole des terres dans les zones pilotes
  • améliorer d'au moins 40%  les conditions sociales et économiques des communautés dans la zone du projet
  • améliorer d'au moins 50%  le score sur l'indice composite de la gestion durable des terres - Environnement favorable contre la ligne de base, ce qui inclut locale gouvernance, les changements de politique et la disponibilité de ressources financières pour faire face de la gestion durable des terres au niveau national

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